" Metz By Night "

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Metz est une commune française, située dans le département de la Moselle et la région Lorraine. Le nom se prononce mess. Ses habitants sont appelés les Messins.

Blason

  • Parti d'argent et de sable
  • Devise : Si paix dedans, paix dehors
" Jamais d'autres armes nous prendrons Que celles que nous élisons, Et nous disons pour réconfort Nous voulons la liberté ou la mort. "

Histoire

Préhistoire

Les plus anciennes traces d'occupation du site de Metz remontent à 200 000 ans avant J.-C. On a fait, en 1882, la trouvaille la plus importante et la plus ancienne effectuée en Moselle : il s'agit d'un « coup de poing » ou biface, exhumé d’une sablière de Montigny-lès-Metz remontant au Paléolithique, et qui daterait de la période du Riss. Les hommes vivant à cette période étaient des chasseurs-cueilleurs, vivant selon le mode de vie non sédentaire propre aux nomades et se déplaçant en fonction des trouvailles de nourritures.

Il y a 10 000 ans arrivent des peuples venus de l’est. Certaines de leurs traces ont été retrouvées dans le lit de la Moselle, notamment un polissoir de pierre, des bijoux et des silex à Longeville-lès-Metz.

Vers 3 000 ans avant J.-C., la région est habitée par les Ligures, le peuple oublié, inventeur du bronze, des alliages de cuivre et d’étain et, plus généralement, des hauts fourneaux. Ces éleveurs, cultivateurs et pêcheurs, sont les premiers à exploiter le sel dans le Saulnois. Ils entretiennent des échanges avec les Grecs. Inventeurs de la charpente, ils sont aussi les constructeurs des premiers « bourgs ». La fin de leur empire se situe entre 1200 à 1000 av. J.-C. On a retrouvé leurs traces à Montigny, Rudemont, Marly sur Seille. Ces hommes deviennent sédentaires. Le sous-sol messin nous a restitué plusieurs outils datant de cette période, notamment trois haches polies et un magnifique marteau-hache découverts dans les années 1900 à Longeville-lès-Metz.

En 1200 ans avant J.-C., Divodurum (la ville au « mont sacré ») devient la cité principale du peuple celte des Médiomatriques, auxquels elle doit son nom latinisé. Âge du fer, des Médiomatriques (au centre, entre l’Argonne et le Rhin), des Belges, des Leuques (au sud de la forêt d’Argonne, jusqu’aux Vosges, au Donon et au ballon d’Alsace) et des Trévires (au nord, dans le bassin inférieur de la Moselle, depuis Coblence jusqu’à Sierck) ; Metz est alors appelée Divodunum, la ville « entre deux rivières », et elle est l'oppidum des Médiomatriques, tribu alors maîtresse de la vallée de la Moselle, de Pont-à-Mousson à Sierck ; de la vallée de la Meuse de Pagny-sur-Moselle à Dun ; de la vallée de la Sarre, depuis ses deux sources (Sarre rouge et Sarre blanche) jusqu’à Sarreguemines ; et de la totalité des vallées de l’Orne, du Rupt de Mad, de la Seille, des deux Nieds et de la Rosselle. Ses chefs sont issus des chefs des principales familles. Cette tribu est de type oligarchique, et son organisation sociale repose sur trois classes principales, les chevaliers/nobles, la plèbe et les esclaves, auxquelles s'ajoute celle des druides. L’oppidum en est le centre économique permanent, groupant les ateliers d’artisanat de terre cuite (telle cette découverte d’un atelier découvert lors de fouilles dans le sous-sol de la plus ancienne basilique connue de France : « Saint-Pierre aux Nonnains » et de métaux. L'oppidum peut être assimilé à un rôle de capitale car il abrite une population en partie sédentaire, et il est lieu d’échanges (laine, sel recueilli dans la partie de la vallée supérieure de la Seille contre vins issus des pays méridionaux), puisque situé au carrefour des principales voies qui parcourent le pays. Pour les échanges, les Médiomatriques utilisent une monnaie, comme celle qui apparaît vers le IIe siècle av. J.-C., imitant grossièrement celles des Macédoniens d’Alexandre le grand et en or (un métal qui ne se corrompt pas). Une autre forme de monnaie existe, fabriquée avec un mélange de cuivre de zinc et de plomb (on parle de « potin ») ou en bronze représentant souvent un cavalier ou un cheval. Mais il est à parier que le troc est la manière d’échanges la plus usitée.

En 200 avant J.-C., la région connaît ses premières invasions : la sécurité des Médiomatriques est menacée par des peuplades d’outre-Rhin, notamment celles des Suèves d’Arioviste, peuple qui finit par s’installer en Haute Alsace, alors que les Médiomatriques sont contraints de céder la basse Alsace à une autre tribu germanique, celle des Triboques, tandis que les Némètes et les Vangions se fixent dans les territoires dévolus aux Trévires.

Époque romaine

En 58 avant J.-C., les troupes romaines interviennent. Jules César s’oppose à l’installation des germains et bat Arioviste, refoule les Suèves au-delà du Rhin puis entame la conquêtes des Gaules. Durant cette conquête, il n’entame aucune action contre les Médiomatriques et les Leuques. Toutefois, Jules César nous dit dans sa guerre des Gaules, que, lors du siège d’Alésia, « 5 000 soldats furent envoyés en renfort par les Médiomatriciens au secours de Vercingétorix assiégé dans cette ville».

En 51 avant J.-C. Labienus, lieutenant de César, bat les peuples de la Gaule belgique près de Trèves et soumet donc les Médiomatriques aux lois de l’Empire romain. Divodurum va être à partir de ce moment-là une fidèle alliée de Rome. Elle prend le titre de « socia civitas », selon Tacite, et devient une ville très importante de l’empire du fait de sa proximité d’avec la Germanie. Elle conserve son pouvoir et ses lois municipales, ce qui perdurera tout au long des règnes des rois dits de la première race « les Mérovingiens », comme sous ceux dits de la deuxième race « les Carolingiens ». Les romains instaurent des décemvirs (une sorte de maire gouverneur) et des décurions, (sorte de gouverneurs militaires), précurseurs de ce que seront les échevins de Metz au Moyen Âge, et qui établissent les impôts, règlent les dépenses de la cité, nomment aux emplois de la cité et administrent la justice.
  • La « Gaule belgique » s’étendait de la mer du nord aux sources de la Saône, de la Moselle et de la Meuse. La capitale devient Reims, sur le territoire des Rêmes.
  • Après la conquête romaine, Divodurum devient l'une des principales villes de la première Gaule Belgique, plus peuplée que Lutèce, disposant d'un des plus vastes amphithéâtres du pays, riche de ses exportations de vin. La ville est pillée par Attila le 7 avril 451.

Moyen Âge

Au début du Moyen Âge, Metz fut aussi la capitale du royaume d'Austrasie. La dynastie des Carolingiens est originaire de la ville, et divers membres de la famille de Charlemagne furent enterrés dans l'abbaye Saint Arnould.
  • Siège d'un évêché disposant du pouvoir temporel, Metz reste longtemps une ville libre, vassale du Saint Empire romain germanique. Les édifices religieux se multiplient dans la ville, la ville prospère et la bourgeoisie se développe.
  • Au XIIIe siècle, la bourgeoisie fait de Metz une République oligarchique dirigée par le collège des Échevins.

Premier_sceau_de_la_ville_de_Metz

À l’origine, nous rapportent les Bénédictins dans leurs « chroniques », ce furent des familles troyennes :

  • les Gournais,
  • les Baudoche,
  • les Renguillon,
  • les Chauverson,
  • les Blanchard
qui furent les premiers patriciens de la cité messine. Bien qu'il s'agisse là de croyances populaires de l’époque, sans doute plus proches des légendes que de la vérité historique, il ne faut pas oublier que ces histoires qui se racontent à travers les générations contiennent souvent un fond de vérité, ne serait-ce qu’au niveau des symboles ! On peut donc considérer que les familles précitées étaient de très vieilles familles de souches messine, et on comprend bien qu’elles ont dû encourager ces recherches toutes mythologiques ou d’origines bibliques, qui ne faisaient que flatter leur ego et leur fierté ! Qui refuserait en effet d’avoir des demi-dieux ou des dieux pour ancêtres ? Il n’est qu’à voir aujourd’hui ces quantités de gens, tous pourtant républicains convaincus, qui recherchent dans leurs arbres généalogiques cet hypothétique ancêtre de noble souche qui rattacherait la famille à un blason.

En tant que capitale austrasienne, la ville messine avait vu en son sein la montée en puissance des pouvoirs religieux (vingt paroisses, soixante-sept églises, huit abbayes bénédictines intra muros pour une population aux alentours de trente mille habitants à cette époque) et du pouvoir spirituel auquel allait, bientôt, être rattaché un pouvoir bien plus temporel, avec, notamment, la disparition des comtes héréditaires, vers le Xe siècle : l’épiscopat messin s’étant enrichi, possédait des terres à l’envi, qui rapportaient à la ville des richesses incomparables. Mais, revers de la médaille, elle se faisait aussi de nombreux ennemis et envieux, desquels elle se protégeait par d’épais remparts ouverts de nombreuses portes.

La classe moyenne

Cette situation avait amené l’émergence d’une classe moyenne, faite :

  • « de familles » aux intérêts communs, dont les plus connues avaient un nom en rapport avec leurs activité ou avec le lieu de leur résidence, ou bien encore liés à des caractéristiques physiques, comme :
    • les Faucons (éleveurs et vendeurs de ces animaux de chasse),
    • les Malebouche (peut-être les premiers dentistes ?),
    • les Louve (chargés du droit de passage au pont du même nom),
    • les Barbe (aux fonctions de coiffeurs et de barbier),
    • les de la Poterne,
    • les Boucher,
    • les Piedechaux,
    • les Masson, etc.
  • de commerçants venus de l’étranger (qu’on appelaient « forains »), tenus de faire serment à la « Bourgerie » au-delà de cinq années passées intra-muros, ;
  • de manants : habitants de la ville (le séjour des manants était appelé dans les lois du temps « démourance » ou « ménandie ».) ;
  • d’artisans, regroupés en corps de métiers, les corporations, et soumis aux règles de celles-ci ;
  • de soldats ne faisant plus la guerre ;
  • de chevaliers ;
  • et de serfs ou d’hommes libres.
Tous hommes qui allaient bientôt chercher à faire entendre leur voix et à conquérir, au-delà des richesses de leur travail, toujours plus de pouvoirs, jusqu’à le prendre pour de bon, un jour.

Les bourgeois

Pour devenir bourgeois, il fallait obtenir « droit de Bourgerie » (le droit d’habiter la cité). Un manant devait ainsi, après que sa résidence ait été dûment constatée :
  • établir qu’il avait pris femme dans la ville ;
    • ou qu’il était de la nation de Metz.
  • présenter aux magistrats une demande d’admission ;
  • abandonner le vingtième de ses biens pour l’entretien des murs de la cité (si sa requête était admise) ;
  • prêter, la main tendue sur l’autel, le serment solennel suivant :
Je fais sçavoir et cognissant à tous que, pour le bien et l’honnour dont la cité de Mets est renommée, j’ay délibéré et concluis, en mon plaisir et de mon plain gré et volenté, de demourer et prenre ma résidence en la cité de Mets, et de fait je me y suis venus asseoir ; et m’ont ad ce gracieusement recehu pour leur bourgeois les sieurs Maistre-Eschevin et les Treze Jureis de la dicte Cité, pour et nom d’icelle. Et pour ce ay promis, jure et promet, en bonne foidz et loialment, ma mains touchant sus l’Autel, et sus mon honnour, que je garderais bonnement et loialment la Bourgerie et toutes les ordonnances statuts et coustumes de la dicte Cité et que jamaix contre la dicte Cité ne serais, ne pourchasserais malz, ne dampmaiges, en hault, ne en baix ; et se je sçavoie, neoyie dire mal, ne dapmaige, on prejudice de la dicte Cité, ne des habitans d’icelle, je doie annuncier et annunceroie, au plutost que bonnement polroie, au Treses, ou au Sept de la guerre ; d’icelle et que jamaix contre la dicte Cité, ne les habitants et paiis et signorie appartenant à ycelle, je ne seray, ne ne mefferait, ne me serais au meffaire, en recoy, ne en appert, en queilconquez manière que ce soit, ou puist estre, à nulz jour maix ; tous malengin en yotes ces choses hors mis et exclus.

Acte de ce serment était alors dressé, et la lettre scellée contenant la promesse de fidélité du nouveau bourgeois était déposée en arche d’Aman, afin que l'on puisse y avoir recours en cas de parjure ou de tout acte de justice susceptible d’être pris à l’encontre du violeur de la loi, qui s’exposait alors à de terribles peines (« éviscération à vif » en place publique, puis de la décapitation, l’écorchement, le démembrement, etc.).

Parfois, le titre de bourgeois était gracieusement offert à des personnages auxquels la ville était redevable de quelques services. Ce fut le cas du seigneur « Ferry de Bitche » en 1398, qui recevait une pension en échange de la promesse de ne rien entreprendre contre la cité messine, mais aussi de l’avertir de tout ce qui la menacerait et qui viendrait à sa connaissance et de pourvoir et fournir en vivres les troupes messines qui stationneraient aux alentours de sa forteresse.

Nobles et roturiers pouvaient donc prétendre à faire partie de la bourgeoisie messine.

Mais les roturiers acquéraient par là de véritables titres de noblesse, car ils jouissaient alors de tous les droits attribués à celle-ci. Les bourgeois de Metz pouvaient en effet investir leurs richesses dans l’achat de fiefs et de seigneuries, y juger sans appel, faire grâce, commuer la peine de mort ou toute autre peine encourue dans leurs seigneuries en celle qui leur convenait et, en tant que vassaux, ils ne devaient plus « que la bouche ou les mains », c'est-à-dire qu’ils ne devaient au suzerain aucun paiement pour le rachat du fief.

Intra muros, il en allait autrement : ils n’avaient aucun droit d’intervention dans le gouvernement de la cité, à moins de faire partie, dès sa réception, des Paraiges, ou d'être d’une manière quelconque rattaché à ces corps (atour de 1317).

Après de longues luttes vers le XIIe siècle, l’augmentation des degré de parenté qu’admit « la tenure en parage », dont l’histoire conserve les traces, puis l’admission de simples roturiers possesseurs de fiefs (qui partout ailleurs ne pouvaient être considérés comme des nobles à part entière), aboutirent à la création du Paraige des communs dans l’administration de la cité en profitant d’une autonomie relative vis-à-vis d’un Empire qui avait alors fort à faire pour régler de permanents problèmes avec ses frontières de l’est, avec Rome et le pape, et surtout, ne l’oublions pas, avec ses électeurs, desquels il dépendait.

La Querelle des Investitures

La Querelle des Investitures (1075-1122) porta un coup fatal au pouvoir épiscopal messin en déclenchant le processus qui devait aboutir à l’indépendance communale.

L’évêque Hériman, appelé aussi Herman, sera l’un des adversaires de l’empereur Henri IV qui ouvre cette querelle en s’emparant de Metz avec l’aide de Thierry II (le duc de Lorraine) et du comte de Metz Folmar V. L’évêque doit alors quitter la ville, puis y revient ; mais le concile de Mayence le déclare à nouveau déchu, et il doit donc s’exiler auprès de la comtesse Mathilde en Italie, avant de pouvoir, enfin, en 1089, regagner la cité épiscopale et y mourir quelques mois plus tard.

L’évêché, lui, était aussi tiraillé entre la papauté de Rome et l’empereur desquels dépendaient sa légitimité et son influence, son gouvernement, contestés jusqu’à cette évidence finale : son rejet par le gouvernement de la cité et son replis sur ses terre « hors des murs ». Car les Messins, qui aspiraient déjà à une certaine indépendance, tant du côté de l’évêque que, peut-être, du côté de l’empire, n’entendaient pas lier leur sort à celui des deux évêques successifs nommés par l’empereur : ils se soulevèrent et, le premier, Walon, pourtant abbé de Saint-Arnould, démissionna. Remplacé par le souabe Brunon de Calw, homme cupide et orgueilleux, ce dernier fut poursuivi jusque dans la cathédrale par les habitants de la ville et put, contrairement à ses serviteurs, s’échapper d’extrême justesse alors que ceux-ci furent massacrés au pied de l’autel. L’évêque Poppon succéda donc à Hériman, succession agréée, cette fois, par le pape. Mais, à sa mort, les Messins s’allièrent avec le duc de Lorraine Thierri II, qui prit le titre de duc de Metz et imposa, au nom de l’empereur, le schismatique Adalbéron IV, lui-même déposé par le concile de Reims de 1115. Il y eut alors quelques années de vacance épiscopale : certains seigneurs en profitèrent pour récupérer des terres, usurper des domaines appartenant à l’évêché ; les bourgeois messins décidèrent de s’organiser en commune, pour se défendre et, quand l’évêque Théotger (ou Théoger), évêque réformiste, se présenta sous les murs, ils lui refusèrent l'entrée dans la ville. L’évêque mourut en 1120, à l’abbaye de Cluny, sans jamais avoir réussi à entrer dans Metz. Son successeur, Étienne de Bar, ne put entrer en possession de son siège qu’à la fin de la querelle des investitures, à la signature du concordat de Worms. Une période troublée s’ensuivit, marquée par la restauration du temporel par cet évêque énergique : les habitants prirent conscience du rôle important qu’ils avaient à jouer, tant au-dehors qu’au-dedans. Ils avaient déjà marqué leur turbulence par plusieurs prises de bec, mais aussi d’armes, vis-à-vis de leurs voisins :
  • de Dieulouard, en 1111, voisins qui avaient emprisonné un de leurs : ils prenaient ce bourg et le détruisait.
En 1133, c’est le comte de Salm qui assiège la ville et il faut l’intervention de saint Bernard pour le faire renoncer à son projet.

Vingt ans plus tard, c’est le comte de Bar, le belliqueux Renaud II, qui défait les Messins à Pont-à-Mousson, et il faut, encore une fois, que saint Bernard intervienne et fasse imposer la paix.

Toutes ces querelles opposaient les « citains » de Metz, et non l’évêque à ces adversaires. L’évêque avait, entre-temps, associé les bourgeois au gouvernement de la cité… Dès lors, ils figurèrent dans les chartres épiscopales qui traiteraient de la ville et du pays messin, comme « témoins ».

Une chartre, en date de 1157, indiquait « que les bourgeois avaient dès lors des pouvoirs d’administration sur la ville et les faubourgs ».

La République messine était née.

La république messine

À la mort de l’évêque Étienne de Bar, une nouvelle crise éclatait entre l’empire et la papauté, provoquant un nouvel affaiblissement du pouvoir des évêques de Metz qui évitèrent, à compter de cette date, de se faire consacrer par peur d’être pris pour des « orthodoxes » par l’empereur, pour des « anti-papes » par Rome (et donc d’être excommuniés par Alexandre, le pape en exercice à cette époque). La bourgeoisie en profitait pour conforter ses pouvoirs et consolider son autorité, quitte à entrer en conflit avec l’évêque. La multiplicité de ces conflits se faisait assez fréquente pour inciter l’évêque Bertram à inaugurer le début de son épiscopat en instituant de nouvelles règles (21 mars 1180), dans un document appelé Grand Atour de Metz.

Dans cet acte, l’évêque reconnaissait formellement l’existence du « Commun de Metz ».

Restaurateur du pouvoir épiscopal, Bertram fut pourtant chassé du trône par l’Empereur et obligé de se réfugier à Cologne avant de rentrer à Metz à la mort de Frédéric Barberousse. Il fit construire une forteresse à Vic-sur-Seille, laissant « la haute justice » criminelle dans les mains de son « Grand Voué », le comte de Dabo, lequel le délégua à une « assemblée de treize jurés » qui allait devenir la plus haute autorité de l’État et constituer, avec le Maître Échevin, le « Conseil Suprême », dit aussi « Grand Conseil » de la cité messine. À peine institués, ces « treize » entraient en conflit avec l’évêque et le clergé, leur refusant des exemptions de charges financières destinées à la réfection des remparts ; ils soulèvent une première fois les bourgeois contre eux (1209-1210), mais doivent céder, avant de prendre leur revanche en 1215, et l’Empereur lui-même est obligé d’intervenir pour apaiser un conflit qui reprend onze années plus tard pour le même motif de la contribution cléricale à l’entretien des murs. Les intérêts divergents conduisirent, de fait, à une rupture : petit à petit, l’évêque va se consacrer à ses terres, les citadins à la ville. Cela se fait par paliers :
  • Le successeur de Bertram, Conrad de Scharfenberg, également évêque de Spire et chancelier de l'empereur Frédéric II, trop souvent absent, laisse les bourgeois se défendre seuls contre les comtes de Champagne et de Luxembourg qui assiègent la cité en 1221.
  • La mort de Gertrude, l’héritière de Dabo, dernière comtesse de Metz et la question de sa succession entraînent la cité dans une guerre appelée « guerre des Amis » (1231-1234).

L’évêque Jean d’Apremont double ses possessions territoriales en ajoutant à ses terres celles du comté :

  • une partie de la bourgeoisie messine lui fait la guerre, à lui et à « ceux de Porsaillis » (qui ont pris son parti, au duc Matthieu II de Lorraine, et au comte Henri de Bar.

Mais l’argent messin fait son effet :

  • le duc de Bar, acheté par les bourgeois, change de camp, bientôt imité par le duc de Lorraine. Les bourgeois triomphent alors et peuvent jeter hors des murs ceux de Porsaillis et les corps de métiers qui les soutenaient, les bannir à vie de la cité après les avoir délesté de tous leurs biens, brûlé leurs bannières et pouvoir assiéger l’évêque réfugié dans sa forteresse de Saint-Germain.
Jean d’Apremont est obligé de reconnaître sa défaite, de faire la paix et de reconnaître l’indépendance de la cité.

Désormais, plus rien ne va entraver le développement de la communauté urbaine, qui va s’agrandir constamment jusqu’à l’époque de sa réunification au Royaume de France.

Les atouts de Metz

Metz, dans ce contexte politique, bénéficiait d’atouts primordiaux :

  • Sa position géographique lui valait, aux marches de l’Empire, de servir de ville relais et d’entrepôt au commerce international dont le cœur était situé à cette époque-là du côté de Liège, où se rencontraient tous les commerçants de l’Europe du moment.
  • Ses murailles aux glacis légendaires, toujours parfaitement entretenues par le reversement de certaines taxes ou redevances à son entretien, sa réputation de « ville pucelle » (jamais prise et toujours inviolée) rendaient le commerce sûr à l’intérieur des murs.
  • Metz était devenue une ville de foire courue et reconnue : cinq grandes foires venaient s’ajouter à celles dévolues aux jours fériés et aux trois jours de marché hebdomadaires, dont quelques exemples perdurent aujourd’hui encore :
    • La foire de Saint-Clément (du 5 au 8 mai).
    • La foire de Saint-Étienne (3 août).
    • La foire de Sainte-Marie (15 août).
    • Les foires de Saint-Arnould (16 août et 11 octobre), la plus ancienne.
    • La Grande Foire d’octobre.
  • Le transit quasi permanent des marchandises apportait son lot de taxes qui faisaient enfler le trésor de « Metz la riche », comme on disait alors.
  • On ignore l'époque précise à laquelle Metz se constitua en ville libre, mais tout porte à croire que cette cité profita habilement de l'anarchie civile et religieuse au milieu de laquelle se formèrent les comtés héréditaires du Luxembourg, de Chiny, d'Arlon, de Bar, etc., des débris de duché de Haute Lorraine, dont Metz était la capitale. Les premiers temps de la République messine sont fort obscurs ; nous savons seulement qu'elle eut de longues guerres à soutenir contre les seigneurs de son voisinage, mécontents de l'affranchissement qu'elle avait concédé aux deux cent quatorze villages de son territoire, en échange de prestations personnelles et de redevances foncières. L'évêque Étienne de Bar, loin d'imiter ses confrères d’alors, aida généreusement les Messins à maintenir leur liberté ; il les soutint contre l'évêque de Verdun et eut recours à la médiation de saint Bernard.
L'éloquent abbé de Clairvaux vint deux fois à Metz, en 1132 et en 1153, et « la République naissante dut sa consolidation à la puissante parole du grand orateur chrétien », ainsi que le dit de Viville.

Les ducs et les comtes, en s'appropriant leurs offices, vers la fin de la « seconde race » (celle des Carolingiens), anéantirent en France le régime municipal.

Le droit de commune

Mais, alors la ville de Metz était déjà passée sous le patronage du roi de Germanie ; le droit de commune, qui ne subsistait plus en France, était donc resté à Metz dans toute sa force ; aussi l'on peut tenir comme une tradition de son ancien gouvernement l'article premier de sa coutume, portant : « Que toute personne ne sont franches, nulles de condition servile. » (Histoire de Metz par les bénédictins.)

Du temps de l'invasion franque jusqu'à l'établissement de l'évêque Bertram, les manières rudes et sauvages, les procès et les différents se réglaient en champs clos. Les battus payaient l’amende.

On ne connaissait d'autre supplice que celui de la suffocation : le patient était enfermé dans un sac de cuir et précipité dans les eaux de la Moselle. C’est, dit-on, de ce genre d'exécution que le « pont des Morts » tire son nom.

Les évêques étaient devenus les maîtres et les seigneurs régaliens du pays amoindrirent la férocité de ces lois.

L'évêque Bertram, en véritable juriste, en 1178, rendit annuelle la charge de Maître Échevin (par élection le 12 mars, à la saint Benoît) ; charge qui était auparavant dévolue à vie.

Il Décréta qu’elle serait déférée :
  • au princier de la cathédrale,
  • aux abbés :
    • de Gorze,
    • de saint Arnould,
    • de saint Clément,
    • de saint Symphorien,
    • de saint Vincent,
(Le clergé étant exclu des charges municipales, il était intéressé à faire des choix équitables et impartiaux.) 2. Coupla à la charge de ce magistrat suprême un conseil de douze membres, institué à « la justice des Treize », 3. Créa « les amans » (établis en 1197 par une autre chartre de l’évêque Bertram : les notaires de l’époque ; ils étaient chargés de recevoir les actes, les contrats et de les conserver ; ils ne faisaient pas signer leurs actes, mais copiaient tous les écrits sur un registre ; ils en faisaient un duplicata sur parchemin, au-dessous duquel ils écrivaient « pour arche » ; ces opérations étaient conclues par une poignée de mains, d’où « à mains », amans. Ils établissaient des « arches publiques » (coffres où l’on gardait les actes, qui a donné par la suite le mot archives) dans chaque paroisse, ce qui donna naissance aux « traités par écrit ». Anciennement ils étaient choisis parmi les notables de la cité, élus par tous leurs paroissiens (sauf les clercs et les femmes) ; divers atours ont réglé leur élection et leurs conditions.

Pour être « aman », il fallait :
  • avoir trente ans au moins,
  • être né de légitime mariage et appartenir à la cité de Metz de par le père et la mère.
Après le soulèvement qui fit passer toute l’autorité entre les mains des Paraiges, les hommes de lignage demeurèrent seuls éligibles.

Cette charge entraînait, jusqu’en 1466, l’obligation de résider toute sa vie dans la paroisse dont son office dépendait.

Chaque paroisse possédait dans son église une « arche » se fermant de deux clés confiées à des prud’hommes.

Plus tard, ils ne furent plus élus que par les paroissiens chefs d’hôtels.

Si l’élection ne se faisait pas par accord, elle se faisait alors à la majorité des voix.

Pour être élu, il fallait réunir au moins trente suffrages.

Le nouvel élu versait alors une garantie de cent livres de petits tournois entre les mains du changeur des treize.

Depuis l’atour de 1422, l’office d’aman est vendu.

Tous les magistrats de Metz, à l'exception des comtes jurés, jusqu'en 1552, faisaient partie du corps de la noblesse qui, depuis l'épiscopat de l'évêque Wala (880), gouvernait la cité sous la qualification générique :
  • d’Hommes de l'évêque ;
  • de Pairs de l'évêché.

Le Maître Échevin

Le Maître Échevin était le chef suprême de la cité et du pays messin. Il restait couvert, en présence de l’Empereur.

Élu, à l’origine, de 1179 jusqu’en 1316, par accord, c'est-à-dire à la pluralité des voix, annuellement. Depuis 1316, un atour (édit) le fait élire par le princier de la cathédrale, et par les abbés de Gorze, de Saint-Vincent, de Saint-Arnould, de Saint-Symphorien et de Saint-Clément, appelés électeurs perpétuels. Il devait être âgé de trente ans au moins et faire partie de la paroisse Saint-Etienne. Son élection se faisait au tirage au sort. Au moins six noms de six personnes différentes étaient inscrites sur des bandes de parchemin, placées dans autant de boîtes (faites, à l’origine, de bois, puis d’argent par la suite) qui étaient jetées dans un chapeau duquel le princier tirait une boîte au hasard, boîte qui donnait le nom de l’heureux élu, qui devenait donc Maître Échevin pour toute une année.

Le rôle du Maître Échevin

  • Il réglait toutes les affaires publiques,
  • il traitait de la paix ou de la guerre,
  • il jugeait souverainement tous les procès par appel des Treize,
  • il nommait ou révoquait les officiers civils ou militaires,
  • il faisait battre monnaie au coin de la ville et frapper à ses propres armes des pièces d’or et d’argent, appelées eschevines,
  • il possédait une des clés du trésor de la ville.
Cette magistrature, fut d’abord « à vie », mais certains de ceux-ci ayant abusé de leurs pouvoirs, les Messins opprimés firent éclater leur mécontentement.

Nous l’avons dit, l’évêque Bertram offrit sa médiation qui aboutit à une chartre consentie par les citains de la ville, en 1179, chartre qui fut confirmée par l’empereur Frédéric Barberousse en 1182 et par le pape Urbain III en 1186.

Il était dit dans cette chartre que :
  • Si le Maître Échevin n’était pas encore chevalier au moment de son élection, il ferait serment de se faire armer avant le jour de la Pentecôte qui suivrait son élection.
  • Qu’en garantie de sa parole, il devait déposer cinq cents petits tournois entre les mains du receveur de la cité.
  • Qu’il lui était imposé de disposer en sa faveur le premier échevinage qui viendrait à vaquer durant son année d’exercice, si toutefois il n’était encore point pourvu de cet office.
Les échevins du Palais formaient son conseil et le premier corps de magistrature de la ville ; ils étaient nommés à vie et étaient au nombre de douze, issus des membres des Paraiges.

Les corporations

Les autres habitants de la cité, la grande majorité, qui n’avaient pas droit au gouvernement, mais devaient le service militaire (comme fantassins) en cas de guerre se composaient :
  • Des gens de métiers, artisans organisés en associations, au nombre de cinquante-deux, qui avaient leurs propres chefs et ses bannières, dont les plus anciennes remontaient au XIIe siècle, à la période épiscopale. Les diverses chartres précisent l’organisation en associations (frairies) des :
    • marchands ;
    • bouchers ;
    • tanneurs ;
    • corroyeurs ;
    • cordonniers ;
    • forgerons ;
    • négociants en vin.
Toutes ces frairies furent dissoutes par l’empereur Frédéric II en 1214, mais elles se reformèrent presque aussitôt en changeant de noms et d’organisation : le Franc-Métier, ancien fief épiscopal, regroupé autour d’un chef, appelé maître, qui tenait sa charge de l’évêque, qui regroupait huit métiers :
  • les merciers ;
  • les cloutiers ;
  • les boursiers ;
  • les corroyeurs en cuir ;
  • les faiseurs de braies (pantalons) en cuir ;
  • les gantiers ;
  • les parmentiers ;
  • les fripiers.
Toutes ces corporations avaient « droit d’œuvrer et de faire actes marchands » dans la totalité de l’évêché.

Ils étaient soumis à des règlements très stricts, dont le maître était dépositaire des droits de juridiction.

Ces gens participèrent aux soulèvements qui troublèrent l’ordre de la cité en 1197, 1283 (où vingt-trois d’entre eux furent bannis à perpétuité de la ville, virent leurs bannières brûlées, leurs biens confisqués) ; les charges de la guerre de 1324 avaient été très mal supportées par ces petites gens et, une nouvelle fois, en 1326, ils chassèrent le Maître Échevin de la ville, les paraiges s’étant ralliés aux ennemis de la veille, ils pillèrent les maisons et se donnèrent des gouverneurs regroupant les dix principaux métiers :
  • les boulangers, dont on sait qu’ils étaient au nombre de 175, auxquels s’ajoutaient 50 meuniers responsables des moulins municipaux ;
  • Les pêcheurs ;
  • Les lainiers (arceniers, batteurs de laine, drapiers) regroupés dans le quartier des Roches ;
  • Les charpentiers ;
  • Les maçons ;
  • Les bouchers, au nombre de 70 ;
  • Les fèbvres ;
  • Les vignerons ;
  • Les tanneurs ;
  • Les cordonniers.
Eux–mêmes sous les ordres d’un grand maître.

Mais les paraiges, restés sous les murailles, semaient ruine et désordre hors les murs, vers Saint-Julien notamment, et la raison l’emporta : ils firent la paix avec eux, « pour l’intérêt commun » (27 juin 1327).

L’autorité des Paraiges fut rétablie.

Ceux-ci en profitèrent pour, en 1336, supprimer l’office du grand maître sans que cela ne suscite aucune réaction.

En 1347, « le complot du boucher Huiguignon », celui de 1356, plus connu sous la dénomination de « révolte des bouchers » avortèrent et leurs auteurs furent exécutés ou noyés. Enfin, en 1360, la maîtrise du Franc-Métier fut définitivement abolie.

Le patriciat messin sut œuvrer et tirer certaines leçons des évènements, prendre des ordonnances pour :
  • la réglementation des métiers ;
  • la mise en place d’une juridiction toute particulière à ceux-ci ;
  • la suppression des confréries ;
pour éviter à la ville messine les troubles sociaux qui secouèrent l’Europe occidentale de 1382.

Un dicton, gravé sur une des portes de la cité, ne disait-il pas au voyageur de l’époque : « Si nous avons paix dedans, nous aurons paix au-dehors. » ?

À toutes ces petites gens, il fallait ajouter ceux que la ville faisait venir pour son bien-être et son intérêt. Ainsi, il était d’usage de trouver :
  • les juifs, installés primitivement ver la Jurue, avant que de former un quartier spécifique vers le bas de la rue de Jardins actuelle ;
  • les Lombards ;
  • Les Cahorcins, qui habitaient place du Change ou exerçaient sous les arcades de la place Saint-Louis actuelle, vers le champ de Seille (lieu de foire traditionnel).
Tous banquiers, prêteurs d’argent, changeurs, avant que les paraiges ne se réservent ce lucratif commerce, à la fin du XIVe siècle (soixante tables de changeurs en 1406), qui participaient à l’acquisition des richesses d’origine spéculatives.

Un ancien dicton allemand datant de l’époque dit : « Si Francfort était mien, je le dépenserais à Metz. »

Renaissance

En 1552, le roi de France Henri II devient souverain des Trois-Évêchés (Metz, Toul et Verdun). Metz se transforme alors en ville de garnison, importante place forte du royaume de France, tout en continuant à se développer.

Époque contemporaine

Metz, assiégée pendant la guerre franco-allemande de 1870, abandonnée par la majorité des députés français (y compris les députés Lorrains de la Meurthe) qui ont voté à la quasi unanimité son annexion, est rattachée au nouvel Empire allemand ratifié par le traité de Francfort ; elle était chef-lieu du district de la Lorraine dans le Reichsland l’Alsace-Lorraine de 1871 à 1919. Après l’annexion, malgré les départs de nombreux messins attachés à la France, la ville continue de s'agrandir et de se transformer. On voit apparaître d'immenses bâtiments de style néo-roman ou néo-gothique.

Occupée et annexée à nouveau durant la Seconde Guerre mondiale, Metz est libérée en novembre 1944. De nos jours, le rôle militaire de Metz a décru, et la ville a diversifié ses activités. Elle a ainsi pu poursuivre sa croissance malgré les difficultés économiques qui ont durement frappé la Lorraine.

Géographie

Metz est au confluent de la Moselle et de la Seille.

Démographie

La population de Metz a augmenté régulièrement depuis la Seconde Guerre mondiale. Cette croissance démographique n'a jamais été interrompue, même si elle a été très lente depuis les années 1970. Cela fait de Metz une exception parmi les grandes villes françaises qui ont presque toutes connu des périodes de recul démographique dans les années 1970 ou 1980. La croissance de la ville s'est accompagnée d'une extension progressive de son agglomération, qui approchait les 200 000 habitants dans les années 1990. Au dernier recensement, à force de s'étendre, l'agglomération de Metz a absorbé celle d'Hagondange-Briey, formant un ensemble de plus de 320 000 habitants. Les limites de l'agglomération messine approchent désormais l'agglomération de Thionville, le long de la Moselle.

Économie

  • Métallurgie
  • Pétrochimie
  • Tabac
  • Automobile
  • Logistique
Metz est aussi le lieu historique de la culture de la mirabelle en Lorraine.

Metz est l’une des quatre villes formant le QuattroPole avec Luxembourg, Trèves (Trier) et Sarrebruck (Saarbrücken). Ce réseau transfrontalier permet la coopération urbaine de ces 4 villes.

Administration

Maires de Metz:

  • Raymond Mondon, du 21 octobre 1947 à sa mort le 31 décembre 1970
  • Jean-Marie Rausch depuis 1971 (réélu en 1977, 1983, 1989, 1995 et 2001)
En 1961, Metz a fusionné avec 3 communes de sa proche périphérie : Borny, Magny et Metz-Vallières.

Metz est divisée en 4 cantons, qui forment l'arrondissement de Metz-Ville :
  • Le 1er canton compte 24 027 habitants;
  • Le 2e canton compte 25 245 habitants;
  • Le 3e canton compte 40 058 habitants;
  • Le 4e canton compte 34 446 habitants.
La ville est aussi le chef-lieu de l'arrondissement de Metz-Campagne, formé de cantons environnants.

Metz est le siège du Conseil régional de Lorraine.

Personnages célèbres

  • Antoine Charles Louis Lasalle (1775-1809), général de Napoléon, mort à Wagram
  • Antoine Richepanse (1770-1802) général de Bonaparte
  • Ambroise Thomas, compositeur de musique
  • Bernard-Marie Koltès (1948-1989), auteur dramatique
  • Gustave Kahn (1859-1936), poète symboliste et critique d'art
  • Paul Verlaine (1844-1896), poète
  • Pierre-Louis Roederer (1744-1835), homme politique
  • Philippe Gérard, dit "de Vigneulles", (1471-1528) écrivain, conteur et chroniqueur
  • Jean-François Pilâtre de Rozier, (30 mars 1754 - 15 juin 1785)
  • Buzy, chanteuse française (née le 14 février 1958)

Monuments et lieux touristiques

  • Thermes de l'époque gallo-romaine
  • Saint-Pierre-aux-Nonnains, plus vieille église de France (Ve siècle)
  • Cathédrale Saint-Étienne, sur la colline Sainte-Croix (centre historique de Metz), de style gothique, possédant de nombreux vitraux réalisés par Marc Chagall.
  • Temple Neuf
  • Temple de Garnison
  • Porte Serpenoise
  • Porte des Allemands
  • Gare de Metz

Gastronomie

  • Quiche lorraine
  • Cochon de lait de Metz
  • Potée lorraine

Jumelages

  • Trèves (Trier) (Allemagne), en 1957
  • Yichang (Chine), en 1991
  • Hradec Králové (République Tchèque), en 2001
  • Kansas City (Missouri, États-Unis), en 2003
  • Saint-Denis, à la Réunion (France)

Cathédrale de Metz. Sur la colline Ste Croix. Style Gothique. Vitraux de Marc Chagall

Théâtre de Metz.

Organisation Vampirique

La ville est dominée actuellement par les ventrues, même si cela n’a pas toujours été le cas. Cependant, Les Brujahs et les Nosferatus sont massivement présents, pour des raisons énoncées plus tard.

La proximité du département de la Moselle avec d’autres pays d’Europe, a bien sur attiré l’attention de pas mal de Clan, chacun y voyant, en fonction des goûts, des opportunités politiques, économiques, artistiques… Et même ésotériques.

Un peu d’histoire (rapidement quand même)

.

Jusqu’en l’an 1075 exactement, les Ventrues tiennent la ville. Leur but : profiter du fait que Metz soit une grande ville de l’époque (et notamment un endroit à fortes connotations religieuses), pour attirer les regards du roi de Germanie « Otton 1er ». Une brève infiltration Ventrue dans l’organisation de l’empire de Germanie aura des conséquences notables sur la suite, car Otton 1er se verra sacré empereur par la suite. Les Ventrues se lanceront donc dans la création du « Saint empire romain Germanique », qui viendra quelques temps après sous le règne de Fréderic Barberousse.

Les ventrues, aveuglés par leur soif de conquête à l’est, ne voient pas arriver ce qui se mijotait alors au sein de la population Messine. En effet, c’est en 1075 que les Brujahs, bien déterminés à détrôner les régnants du moment au profit de la population locale délaissée, lancent « La querelle des Investitures » (si vous ne savez pas ce que c’est, cela signifie que vous n’avez pas lu l’histoire de Metz contenue dans ce document). Ils mirent à bas les institutions bien carrés et élitistes des ventrues, s’arrangèrent aussi pour se débarrasser de l’homme qu’était Brunon de Calw (homme influent et « politiquement pas correct » aux yeux des Brujahs »).

La ville aux mains du clan des Érudits vivait maintenant aux grés des volontés des humains, les vampires commençant à investir les lieux que les Ventrues avait eux même aménagés pour leur bonnes positions.. La relative liberté obtenue par la querelle des investitures faisait que toute personnes ayant soif de pouvoir ou de droits sur certaines parties de la région essayait de le faire à sa manière. Cela commença à entraîner un nouveau chaos, que les Brujahs essayèrent d’anticiper. Ils « récupérèrent » certains Sang-bleux un peu plus ouverts que les autres, et les inclurent dans l’organisation de la ville. Ainsi, les ventrues allaient diriger la partie bourgeoise de la ville, et les Brujahs le reste. Cela donné naissance à « La république Messine ».

A la mort de Gertrude, les Ventrues trouvent une occasion de lancer les Brujahs et quelques vampires locaux (un ou deux Ravnos qui traînaient dans les parages), dans une guerre intestine qui mina le pouvoir des Érudits. Les Ventrues essayèrent d’en profiter pour asseoir leur capacités à gouverner, et arrivèrent à leur fin en privilégiant les forces bourgeoises bien requinquées par les évènements.

Ensuite, Les Ventrues prospérèrent à nouveau dans la cité qu’ils avaient perdus peu de temps auparavant. Ils permirent à la ville de Metz de s’affranchir de la politique nationale, et de s’intégrer dans le Saint Empire Romain Germanique. Plus tard, les Ventrues aligneront cette ville sur le Royaume de France.

Lors de la seconde guerre mondiale, les Tremeres profitèrent de l’invasion allemande pour investir la ville de leur présence. Les Ventrues n’ont pas attendu longtemps pour filer avant que la soif de pouvoir des Sorciers ne les emmène dans le même destin que les Gangrels qui essayèrent de freiner l’avancée Nazis dans la région.

Seul les Nosferatus réussirent à conserver leur territoire souterrain, la ville de Metz disposant d’un réseaux immense, qui s’étend sur plusieurs kilomètres en dehors de la ville.

Les Brujahs et les Ventrues firent alliance lors de la libération de l’alsace Lorraine pour accompagner les français en quête de leur ancien territoire. Les Tremeres n’avaient plus grand chose à perdre dans cette ville d’ou ils emmenèrent avec eux des écrits religieux et une mine de traités qui étaient alors gardés dans la multitude d’églises et d’abbayes intra-muros. Les Nosferatus, qui étaient déjà à l’intérieur, profitèrent de la fuite des Tremeres pour en envoyer un grand nombre sur leur mort Ultime. « Les sorciers ne reviendront pas ». Cependant, ils profitèrent des murs vacants pour quelques jours pour récupérer ce que les Tremeres avaient oubliés dans leur départ. Ainsi, les Nosferatus de Metz disposent de livres, traités et documents Tremeres que le clan des sorciers aimerait récupérer (ils ignorent les avoir laissés en France, et pensent les avoir laissés en Allemagne, quelque part…).

Après les faits d’Armes, les Ventrues reprirent le pouvoir sur la Ville de Metz. Les Brujahs réclamant une partie du pouvoir pour avoir participé à la libération de la ville, furent entendus de la part des Ventrues qui se montrèrent tolérant sur cette histoire. Ainsi, le prince local ainsi que le centre ville appartient aux Ventrues, mais l’organisation et la périphérie est tenue par les Brujahs. Les Nosferatus sont toujours la, et profitent de leur tranquilité offerte « gracieusement » par les Ventrues pour entretenir des relations privilégiés avec leur voisin Allemands. Cette entente tiens depuis la fin de la deuxième guerre.

Cependant, la mode des Brujahs à rejoindre le parti des Anarchs, et le fait que les Nosferatus se désintéressent de plus en plus de la Camarilla ne sont pas la pour conforter les Ventrues. Depuis peu, ces derniers essayent d’éloigner les autres clans pour augmenter définitivement et de manière décisive leur main mise. Ils profitent régulièrement des incursions du Sabbat pour envoyer les Brujahs au combat.

Bien que la Ville soit encore Camariste, les mentalités anarchs tendent malgré tout à prendre le dessus, et les Ventrues usent de tous les artifices pour rester sur leur positions.

Le lieux de rassemblement officiel est le Théâtre de la ville. Cependant, lors de représentations publics ou festivals de Théâtre, le lieu qui tient d’Elysium est la Cour d’Or



La cour d’Or. Musée des Arts de Metz

Organisations locale

Le prince actuel est un Ventrue :

Alain Barnave

Génération 7
Age apparent : la quarantaine
For : 3 Dex : 2 Vig : 4
Cha : 4 Man : 4 App : 4
Per : 3 Int : 4 Ast : 3
Talents
Empathie : 3
Intimidation : 3
Commandement : 4
Compétences
Armes à feu : 3
Etiquette : 4
Connaissances
Informatique : 2
Droit : 6
Linguistique : 3
Politique : 4
Disciplines
Présence : 4
Domination : 6
Endurance : 4
Auspex : 3
Puissance : 1
Apparence :
1m78
65 Kg
Brun coupé court aux yeux verts.
Habillé en général d’une tenue beige très smart à la coupe classique et élégante. Cravate bleue (c’est sa couleur préférée)
Dispose sur lui de deux revolvers 6 coups qui tirent des balles incendiaires de calibre 8 mm (autant dire que la discipline Puissance n’est pas en trop pour tirer avec ces petits joujoux).

Alain Barnave dispose de nombreux contacts dans la police locale, et dans le domaine du droit, puisqu’il était Juge de son vivant. Il était de génération 8 au départ, mais un Tremere de passage lui a permis d’arriver à 7. Foncièrement, Alain Barnave a maintenant honte de ce geste pour des raisons personnelles. Il a du mal à concilier son amour de la justice et du droit qui lui est resté de sa vie humaine, et le besoin d’accroître son influence dans le monde des ténèbres.
Il a gardé sa discipline de puissance, ayant été la Goule du précédent Prince pendant de très longues années.

Alain Barnave essaye de sauver les apparences de sa position de Prince, alors que la ville commence peu à peu à lui échapper. Les incursions du Sabbat sont toujours aussi peu présente, mais plus puissantes à chaque fois (ou est-ce ses forces qui diminuent ??). Il manipule les Brujahs de manière très efficace mais cela ne suffira probablement bientôt plus. Ils n’arrive désespérément pas à ranger les Nosferatus de son coté.
Quand il n’arrive pas à avoir d’info via ses contacts, il paye très cher ce que le clan des égouts veut bien lui transmettre.
Les aléas que supporte quotidiennement Alain Barnave sont arrivés aux oreilles de quelques notables parisiens qui essayent de centraliser les infos au profit des Toréadors. La ville de Metz représente peut-être un enjeu non négligeable pour eux, d’autant que cela permettrai un lien solide avec l’Allemagne toute proche. Et quelle honte de laisser des œuvres de Chagall aux mains d’abrutis Ventrues n’est ce pas ??

Les autres :

NOSFERATUS
Les Nosferatus sont tous sur le même pied d’égalité, Ils ont au nombres de 9 dans la ville. Il n’y a pas de meneur en particulier, même si l’un d’eux (Goran Stojilkowic) se détache pour les relations avec les « propriétaires » de la ville (nommés ironiquement, les « Locataires »).

GORAN STOJILKOWIC
Nosferatu
9ième génération
étreint en 1943. Age apparent : Indéterminé. Il avait 28 ans lors de son étreinte.
For : 3 Dex : 3 Vig : 4
Cha : 3 Man : 2 App : 0
Per : 5 Int : 4 Ast : 4
Talents
Comédie : 3
Bagarre : 3
Conn. Rue : 5
Subterfuge : 3
Compétences
Animaux : 3
Furtivité : 4
Survie : 3
Etiquette : 3
Connaissances
Informatique : 4
Investigation : 2
Politique : 3
Linguistique : 2 (Anglais, Français)
Disciplines
Animalisme : 2
Puissance : 2
Occultation : 4
Auspex : 2

Goran Stojilkowic (prononcer Stojilkovitch) est d’origine roumaine, issu de la petite bourgeoisie. Poursuivi par les Allemands à cause de sa religion Juive, il essaye de fuir vers la France via quelques réseaux d’immigration clandestine (très nombreux à l’époque, on peut s’en douter). Il arrive à la frontière allemande et devance l’arrivée des troupes allemandes en 1942 lorsqu’il arrive finalement à Metz. Se cachant dans les égouts de la ville, il rencontre un curieux personnage, dont le visage reste caché en partie sous un linge foncé. Celui-ci lui propose un refuge après avoir connu son histoire. Goran sent que quelque chose ne lui plait pas chez cet inconnu, mais la situation aidant, et l’attitude de son interlocuteur ne lui paraissant pas foncièrement farouche, il décide de laisser de coté ses à priori.
Goran erre le jour dans la ville de Metz, se cachant et flirtant avec les dangers pour trouver de quoi se nourrir, et dort la nuit dans les égouts, la ou il a trouvé refuge.. D’ailleurs, son mystérieux « ami » n’est plus réapparu que quelques fois, tard dans la nuit, pour discuter et jouer aux échecs. Ces petites rencontres nocturnes enlevèrent à Goran toutes les appréhensions qu’il avait eu à la première rencontre. Il pensait cependant au linge sombre couvrant le visage, en se demandant quelle raison pouvait pousser l’inconnu à le porter constamment. Sûrement une blessure l’ayant amoché se disait-il, ce n’est pas ce qui manque en cette période de guerre.
Une rapide amitié naquit entre les deux personnages. Goran se montrait intelligent aux échecs, suffisamment malin pour survivre et trouver de la nourriture aux nez des allemands présents dans la ville. De plus, il arrivait à revenir dans son refuge souterrain avec des histoires rassemblées sur ce qu’il se passe au dessus, et la journée. C’est comme ça que Philippe Bruhière, le sombre inconnu au linge sombre et Nosferatu de son état, appris par la bouche de l’humain quelques nouvelles capitale pour la suite des évènements.
Un soir ou quelques soldats nazis prospectaient aux alentours d’une épicerie ; ils aperçurent un homme se faufilant en dehors du magasin pour partir vers une extrémité de la ville. Ils le prirent en chasse, et ne pouvant le rattraper, firent feu. Goran fut blessé au bras gauche, et reçue deux balles dans les côtes. Il tomba à terre et les allemands le laissèrent ainsi à son sort. Il ne mourut pourtant pas tout de suite.
Il rampa ensuite vers une entrée d’égouts, la ou les rats qu’il voyait d’habitude gardaient l’entrée de son refuge de fortune. Après une heure et demie de souffrances, il parvint à s’allonger sur la paillasse sale et détrempée qui lui servait de lit. La, il comprit que sa vie allait prendre fin. Il ferma les yeux et tenta de masquer la douleur derrière sa peine et ses espoirs déchus : il ne connaîtrai pas la paix.
C’est ainsi que Philippe Bruhière le trouva, et c’est ainsi qu’il donna le baiser à son adversaire préféré aux jeu d’échec….

Goran est lié par le sang à son sire, et ferai tout pour ce dernier. En retour, il dispose d’un respect sincère, et d’une belle amitié. Cependant, Philippe Bruhière sait que le monde de la nuit n’est pas tendre avec ce genre de sentiments, et essaye de s’en détacher graduellement de manière pragmatique.

Philippe Bruhière n’étant pas doué pour les nouvelles technologies naissantes, il laissa Goran faire pour lui les arrangements nécessaires pour l’exploitation de l’informatique et de l’électronique. L’infant se trouva apparemment doué et imaginatif dans ce domaine. Il se proposa d’ailleurs de lui même auprès de ses partenaires de clan afin de faire la liaison « politique » avec le reste de la communauté vampirique.

PHILIPPE BRUHIERE
Nosferatu
8ième génération
Étreint en 1812. Age apparent : indéterminable, il avait 38 ans lors de son étreinte.
For : 3 Dex : 2 Vig : 4
Cha : 2 Man : 3 App : 0
Per : 4 Int : 4 Ast : 3
Talents
Athlétisme : 2
Bagarre : 3
Esquive : 1
Vigilance : 3
Compétences
Animaux : 4
Furtivité : 4
Sécurité : 3
Survie : 4
Connaissances
Érudition : 2
Medecine : 3
Linguistique : 2 (Anglais, Allemand)
Science : 3
Disciplines
Animalisme : 4
Occultation : 2
Puissance : 3
Auspex : 1
Célérité : 1

Historique
Servants : 4 : Ce sont des gros rats, liés à P.Bruhière. Ils rôdent autour du refuge, et veillent.

Philippe Bruhière est français d’origine, issu d’une famille aisée de Metz, sans pour autant bourgeoise. Il avait déjà une apparence laide de son vivant. Cela le poussa à ignorer les autres qui le lui faisaient remarquer, et se forma lui-même à son adolescence à la médecine sur les animaux, les seuls êtres qui n’avaient cure de son apparence, rechignant à fréquenter les établissements scolaires. Quelques années plus tard, à ses 17 ans il quitte ses parents, bien malgré eux, et part vivre en vétérinaire itinérant, sans pour autant disposer des « diplômes » et recommandations nécessaires.
Il parcourait les campagnes françaises et allemandes, prodiguant des soins aux animaux blessés, aux troupeaux malades…etc. Seules les animaux ne fuyaient pas à son contact. Les gens, sujets aux superstitions de l’époque, lui étaient bien redevables des services qu’il rendait, mais gardaient toujours un œil sur ce monsieur bien étrange, moche et peu bavard. Ainsi, il dormait dans les granges des paysans, qui le payaient en lait et en viande, seul paiement qu’il demandait, afin de survivre. Il gagnait un peu d’argent en faisant des parties d’échecs, dans les rues des villages, et en apprenant à y jouer à des enfants intéressés.
Il fut remarqué par un groupe de Nosferatu allemands qui enquêtèrent sur lui quelques temps. Cet homme n’était décidément pas banal. Son amour des animaux, et son apparence inhabituelle poussèrent ce groupe à penser que l’humain était destiné à vivre parmi eux. Ils se dirent que cela devait faire partie de son parcours, car après tout, eux mêmes n’étaient pas si différents. L’un d’eux alla le rencontrer, alors qu’il dormait comme d’habitude dans une grange bien remplie en foin. L’étreinte fut calme, car le Nosferatu prît le temps de réveiller P. Bruhière et de lui expliquer. Il a été choisi, il pourra vivre parmis des êtres qui ne le regarderont pas de travers aux vues de sa laideur naturelle, il pourra continuer à vivre proche des animaux.
Son immortalité fut finalement une bénédiction pour lui. Il resta longtemps en Allemagne, et le mal du pays repris le dessus.
Lors des guerres Franco-allemandes, il revînt en sa ville natale de Metz. Sa famille avait fui la ville. Cela l’attrista, mais ne lui fît pas changer d’avis. Il investît alors les souterrains à l’est du centre, et s’organisa un refuge digne de ce nom, avec toute la compagnie qu’ils pouvait trouver : rats, chauves-souris, chat errants et araignées. A part les rats dont il s’est fait des gardiens, les autres bêtes sont naturellement attirées vers lui, et agiront immédiatement de manière positive en cas d’appel de sa part, quelqu’en soit la raison.
D’autres Nosferatu étaient déjà la, ils l’accueillirent comme tout nouvel arrivant dans la ville. Il vît qu’il n’y avait pas de hiérarchie particulière du clan. Tous agissaient de la même manière, un peu comme une communauté soudée. Il s’y intégra, et devînt facilement membre à part entière.

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